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26.03.2008
Ecrans "pagne" pour les ivoirbloggers
Bonsoir à tous,
pour une fois, je ne vais ni morigéner, ni critiquer, encore moins dénoncer.
Ce soir, je vous propose, fraîchement réalisés avec mon ordinateur, quelques fonds d'écrans aux couleurs "locales". Pour ceux qui en amateur comme moi font un peu d'infographie/cao, n'hésitez pas à poster vos réalisations style "Pagne" sur vos blogs.
Attention, il s'agit de créations purement numériques (pas de photos).
Je vous propose ici quelques variations sur le thème du Bogolan.
Vive l'identité culturelle africaine, même sur nos windows et Linux!!!
Salutations
bogolan1.jpg
bogolan2.jpg
bogolan3.jpg
21:40 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fonds d'écrans, bogolan, pagne, culture, ivoire, cao, photoshop
23.03.2008
Un huis clos facile à expliquer
Il y a environ un an s’émouvait l’opinion française des généreuses largesses que les députés français s’étaient eux-mêmes accordés, à quelques semaines des élections présidentielles. Le paysage audiovisuel français était alors mystérieusement resté silencieux sur cette choquante actualité. Seuls quelques journaux comme le Canard enchaîné avaient fait la lumière sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés.

Source: www.anci.ci
Je me suis récemment attardé sur la page de notre chère assemblé nationale. Les projets de lois et adoptions ne sont pas forcément à jour. Mais en naviguant un peu au gré d’une curiosité, avouons le, en quête d’irrégularité, ma souris s’est arrêtée sur cette page :
http://www.anci.ci/Deputes/statut.asp
On y apprend la constance des hommes de par les frontières... nos parlementaires se sont également octroyés quelques avantages supplémentaires (statut protocolaire, indemnités de déplacement, d’installation, de session extraordinaire…) qu’il est préférable de vous laisser découvrir par vous-même…
Il n’est pas dérangeant que des statuts soient revus ou redéfinis, si ceux-ci sont jugés en décalage avec l’étendue des prérogatives d’une profession. Je n’accuse donc pas sur le fond cette démarche, n’ayant pas suffisamment d’éléments d’appréciation.
Mais poursuivons notre lecture de ce texte qui a valeur de loi, notamment le dernier article, l’article 40 :
« La présente loi, délibérée et votée à huis clos, conformément aux dispositions de l'article 64 alinéa 2 de la Constitution, n'est pas soumise à la publication au Journal Officiel de la République de Côte d'Ivoire. »
Evidemment, un voile pudique a arbitrairement été jeté sur cette loi qui était peut-être en décalage avec le quotidien du peuple de Côte d'Ivoire. La transparence des institutions n’est pas véritablement enfreinte puisque l’Assemblée semble pouvoir décider de la publication officielle d’une loi.
Parions que, fait exceptionnel, cette loi a été votée à l’unanimité. Un huis clos donc facile à expliquer.
Source: Document original
17:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.03.2008
Quid de JP Ney ?
Après l’effervescence du web ivoirien suite à la diffusion des vidéos de IB et de Jean François Cazé (Monsieur « on tape ! »), nous pourrions aujourd’hui nous interroger sur l’état des enquêtes du gouvernement ivoirien et de la suite donnée à l’arrestation de JP Ney, mystérieux reporter français, auteur présumé des fameux enregistrements.
Aux dernières informations, il serait encore à la MACA, sur le point d’entamer une grève de la faim pour dénoncer la manipulation dont il fait l’objet.
Les autorités ivoiriennes ont peut-être l’impression de tenir là une source solide qui les mènera droit vers les déstabilisateurs de la Côte d’Ivoire. Aucune information n’a été donnée sur de quelconque démarches de la part de la France pour faire libérer son ressortissant. Un mutisme qui surprend plutôt, lorsqu’on sait le « dynamisme » de Monsieur Sarkozy et qu’on se rappelle les grosses manœuvres pour la libération des deux reporters français au Niger.
La France verrait-elle en Jean Philippe Ney un « reporter » compromettant ?
Chose curieuse, le dernier billet de JP Ney sur son blog date du 4 janvier 2008, alors qu’il était officiellement encore détenu par les autorités ivoiriennes.
L’autre grand inconnu est notre ami le « Barbouze », rendu célèbre par Youtube et ses fameux « viva la révolution ! » ou « on tape ! ».
Encore une histoire dont nous ne connaîtrons probablement jamais l’issue. Encore une histoire qui va s’oublier derrière l’opacité des relations franco-ivoiriennes.
16:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ivoire, maca, ney, espion, françafrique, barbouze, IB
18.03.2008
Le diapason conditionnel ivoirien 2
La chanson continue...
Dans ma précédente note "Le diapason conditionnel ivoirien", j'ai émis quelques critiques quand aux raisons invoquées par les dirigeants politiques pour expliquer les retards dans l'organisation des élections en Côte Ivoire.
L'annonce faite par Robert Mambé Beugré, président de la Commission électorale indépendante (CEI), installe encore plus confortablement mes inquiétudes. Morceau choisi:
"Si on ne peut pas le faire (organiser les élections) au mois de juin, (...) si les préalables ne sont pas remplis en temps opportun, nous allons proposer une date au gouvernement et ce sera cette date qui sera retenue une
fois qu'on se sera mis d'accord avec lui"
Et le diapason continue de sonner en "si"... J'ai titré mes notes avec le terme "conditionnel". Une condition est par définition un élément à réaliser pour parvenir à un objectif. Si elle n'est pas remplie, évidemment on ne parvient pas à ses fins. Je vois dès lors dans cette déclaration une nouvelle tentative de justifier au peuple ivoirien, par le biais d'une logique bancale, un retard qui manifestement est connu de tous mais non encore officialisé.
Une raison majeure selon l'INS est liée aux activités de l'opérateur technique SAGEM. Je crois me souvenir de la remise par le premier ministre à SAGEM de son cahier des charges. Corrigez moi si je me trompe, mais tout projet "d'ingénierie" s'appuie sur une définition amont appelée cahier des charges (ou spécification). Ce support sert à la définition du travail a accomplir et devrait donc exister AVANT de choisir l'opérateur. Malheureusement chez nous, les contrats se signent tellement vite...
A quand une gestion transparente mais surtout honnête des affaires publiques ? Le petit Boni (voir [1] ) répondrait sans une minute d'hésitation "Le jour des élections, mon cher Poukoi".
20:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2008
Le diapason conditionnel ivoirien

Le petit Stéphane, français, explique à Boni son ami ivoirien le sens de l'expression " le jour de la Saint Glinglin ":
« Boni, c'est un jour qui n'existe pas. C'est comme quand on dit le jour où les poulets auront des dents. »
A quoi Boni répond, le sourire aux lèvres:
« Ah je vois! Nous ivoiriens avons une expression équivalente: le jour des élections! ».
Décidément, le diapason politique ivoirien ne donne pas le « La ». Il ne cesse de sonner en « Si ». Si par ci, Si par là, le concert des conditions non réunies est devenu une symphonie digne des apocalyptiques tableaux musicaux de Wagner. A tel point que les conditions elles-mêmes se sont effacées devant le désastreux constat d'une politique qui marche à reculons. Les raisons du retard accusé dans l'organisation des élections présidentielles insultent chaque jour un peu plus l'intelligence du peuple ivoirien. Mais profitent également aux « routiniers » de la République, qui voient dans cette échéance la possible fin d'une existence dorlotée par la crise.
La Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, le Fond Monétaire International, l'Union Européenne et les Nations Unies ont récemment mis à la disposition de la Côte d'Ivoire 100 milliards de francs CFA pour financer le processus de désarmement et organiser les élections.
Notre premier ministre, Monsieur Soro, s'est rendu à Dakar pour le 11ème sommet de l'Organisation de la Conférence Islamique, dont il est revenu avec un accord de principe de la BID (Banque Islamique de Développement) sur l'organisation de tables rondes pour contribuer au processus de paix.
Je pourrais multiplier les exemples qui établissent une forme de bijection entre « finances » et « élections ». Le blocage (ou le retard pour les plus optimistes) serait-il une simple affaire d'argent?. Financer la réinsertion des anciens combattants, payer les ex-rebelles, régler les factures de SAGEM (responsable technique des élections)...
Les hommes politiques ivoiriens semblent être parvenus à faire adhérer l'opinion ambiante à cette vision fort simplifiée des élections. Nous avons besoin d'argent pour les élections, nous n'en avons pas assez, alors les élections prennent du retard.
Dans ce lamentable discours qui tient plus d'une longue liste de faux prétextes, personne ne dit « nous voulons organiser les élections ». Le voulons nous vraiment?
Il est temps que nos dirigeants se mettent à penser en solutions plutôt qu'en problèmes. Et je continue de croire, peut-être naïvement, que l'argent n'est pas un frein. Lorsque la Côte d'Ivoire annonce de nouveaux pipelines, la création d'une seconde raffinerie, et autres grands chantiers, pense-t-elle aux élections qui apporteront plus de clarté et de légitimité au paysage politique ivoirien? Les moyens existent, mais sans volonté affirmée, ne nous mèneront nulle part.
Un pari éternellement ouvert? Un pari éternellement tenu ouvert? Avec 100 milliards de francs CFA, la Côte d'Ivoire pourrait financer un an d'études a 15000 étudiants en Europe (soit des études complètes à 3000 étudiants) ou acheter près de 10 millions de livres aux écoliers ivoiriens, et multitude d'autres actions du développement qui sont le rôle véritable d'un gouvernement. Gageons que cette colossale somme nous conduira effectivement aux élections. Un gâchis serait impardonnable.

19:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.03.2008
Tags, quand tu nous tiens !

J'ai eu l'honneur de me faire "taguer" par une des éminences d'IvoireBlog, je nomme Théophile Kouamouo. Merci cher frère blogger pour cette distinction.
Je vais donc de ce pas donner suite à la mode du moment en livrant 6 informations plus ou moins importantes sur ma personne, puis taguer à mon tour 6 bloggers.
Commençons donc:
1 - J'ai 25 ans
2 - Ingénieur
3 - "L'or de Cajamalca" est un livre qui m'a marqué, alors âgé de 14 ans
4 - Je prépare actuellement une plateforme collaborative de culture générale sur la Côte d'Ivoire (bientôt plus d'infos)
5 - Ma pub préférée est celle de bonbon Pecto, quand ta bouche a chaud
6 - J'adore le groupe "Deep Forest"
Bon, c'est succint, je le reconnais. :-)
Voici les 6 personnes que j'aimerais taguer:
1 - Emanuel
2 - Djé
3 - Ismosanga
4 - Les jeunes du D10X
5 - Yoro
6 - Jean Luc Houédanou
A bientôt les ivoirbloggers!!
poukoi
19:40 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note