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26.05.2008

Quelle Chine pour la Côte d'Ivoire?

41b31c3006a345f0c92649f35c47ce28.jpg"La Chine envisage de lancer une enquête sur la qualité des bâtiments de l'Ecole secondaire de Beichuan, dont 1 300 élèves et enseignants sont morts ou disparus à la suite du séisme dévastateur, a dit un officiel local. Les travaux de l'école, qui comptait 2 900 élèves et enseigants, ont été terminés en 1998, après cinq ans de construction. Pourtant, cette école s'est effondrée en quelques secondes lors du séisme."
Source: Agence de presse Xinhua

Il serait lâche de ma part de vouloir tirer des conclusions hâtives sur cette enquête qui n'en est qu'une parmi bien d'autres après les drames du séisme.
Mais rappelons-nous que l'un des plus gros opérateurs du bâtiment, actuellement en Afrique, sont des entreprises chinoises du même type. L'hôtel des députés à Yakro? Il s'effrite déjà...

Alors, attention à ne pas verser dans le moins cher, car à terme, cela pourrait nous coûter beaucoup plus.
La solution? Une fois de plus, un oeil attentif et expert lors des choix de nos partenaires. Juger la qualité technique avant d'entamer les aspects commerciaux et mettre la transparence dans nos démarches.

21.05.2008

Afrique du Sud: histoire d'une dualité

371c079c7fa6ab97552170176c84bd71.jpgL'actualité de ces derniers jours nous offre un paradoxe révélateur des ambiances latentes de notre continent.
Une Afrique du Sud qui caracole en tête du classement des universités africaines, mais qui en même temps explore dangereusement les profondeurs abyssales de la dignité humaine.
Alors que l'université du Cap ou encore celle de Prétoria démontrent l'apparente qualité de l'enseignement supérieur de ce pays, les violences xénophobes de Johannesburg s'étendent maintenant jusqu'à Durban. 42 personnes sont déjà à déplorer.

De nombreux Sud-Africains accusent les étrangers, dont quelque trois millions de Zimbabwéens de prendre des emplois et d'être à la source de la haute criminalité. La dernière semaine a ainsi été dévastatrice pour les quartiers pauvres de la capitale économique. Meurtres, viols, pillage ont déjà amené 13000 personnes à quitter le pays.

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L'Afrique du Sud porterait-elle deux masques? Celui du modernisme à l'africaine, où l'éducation occupe une place centrale de la société? Celui de la sauvagerie que personne ne lui aurait attribuée il y a quelques temps?

La réponse est simple; il y a bien deux masques, au détail près qu'ils sont portés par deux Afriques du Sud. Celle des élites, classe privilégiée de la société qui a depuis longtemps passé le cap des besoins de bases comme vivre ou survivre. Et celle des laissés-pour-compte, qui n'ont pas reçu le minimum d'éducation nécessaire pour éviter une catastrophe telle que nous l'observons actuellement. Dans les townships, l'air sent le long ressassement d'une grogne qui, enflammée par une minorité d'esprits mal intentionnés, s'est tournée vers les étrangers.

Tout en condamnant les agissements de ces personnes, mais sans vouloir de manière systématique fustiger une situation qui pourrait tout aussi bien se rencontrer chez nous, je veux ici affirmer que ces violents manifestants ne constituent ni la cause, ni la conséquence du problème. Ils sont les symptômes, les signes d'un raz-le-bol qui finira en raz-de-marée si rien n'est fait pour éduquer nos populations.

Evidemment, il est formidable que nos ingénieurs sachent résoudre les équations de Maxwell ou puissent déchiffrer un caryotype. Mais il est en premier lieu nécessaire, vital, que le commun de l'Homme africain reçoive un minimum d'éducation pour vivre dans le respect des autres. Pour une intelligence au service du civisme et du progrès, et non une ignorance glorifiant la violence comme voie de droit.

10.05.2008

Egalité politique des sexes: étude de cas

719a153b9c878a230a5ab7f83ca1deb3.jpgLe nouveau premier ministre italien Silvio Berlusconi s'est récemment amusé de son homologue espagnol, jugeant le gouvernement de celui-ci un peu "trop rose" à son goût.
Alors que l'équipe de Monsieur Zapatero est la première de l'histoire européenne à compter plus de femmes que d'hommes, celle du "flamboyant" italien n'en compte que quatre.


Le débat sur l'égalité des sexes a été très présent au cours des dernières élections générales en Italie. Mais à la lumière des choix faits par le magnat de l'audiovisuel Silvio Berlusconi, concluons que ce sont encore les hommes qui font l'Etat en Italie. Des 21 ministres du gouvernement, seuls 4 sont des femmes, auxquelles n'ont été attibués que des portefeuilles de "second plan".
Notons de plus que ces dernières semblent devoir leur légitimité gouvernementale plus à leur physique qu'à leurs réalisations politique. Ainsi, la ministre pour l'égalité des chances, Mara Carfagna, 32 ans, est une ancienne animatrice sur l'une des télévisions privées appartenant à Berlusconi. Le premier ministre, 71 ans, s'est d'ailleurs fait remarquer en avouant que s'il avait été célibataire, il aurait épousé Mara. Drôle de sortie pour un chef de gouvernement...

A l'apparent machisme de la droite italienne, il serait tentant d'opposer en Espagne une gauche pionnière en matière de présence féminine au sein du nouveau gouvernement, avec une majorité de femmes. Un exemple est Carme Chacon, la jeune (et enceinte de 7 mois) ministre de la Défense.
c03d455b7d2ef6e31cea59625e75c06a.jpg Au-delà de ce qui pourrait paraître un coup marketing pour Monsieur Zapatero, cette évolution sensible a le mérite de ré-ouvrir le débat sur l'égalité des genres, avec une population féminine de plus en plus consciente de sa place en politique et, de manière plus générale, dans les cercles de décision. Ainsi, une prochaine loi imposera en Espagne un minimum de 40% de femmes au sein des conseils d'administration des entreprises.

La compétence doit primer dans la société, mais l'égalité homme/femme ne sera véritablement acquise que lorsque les gouvernements commenceront à l'imposer. Et sur ce plan, l'Espagne apparaît comme un précurseur en Europe. Et chez nous?

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