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        <title>Poukoi - economie</title>
        <description>Chroniques de Côte d'Ivoire et d'ailleurs</description>
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        <lastBuildDate>Sun, 05 Oct 2008 09:15:08 +0200</lastBuildDate>
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                <title>L'oubli de l'eau et de l'électricité</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (goldbach)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 20 Sep 2008 18:50:32 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://poukoi.ivoire-blog.com/media/01/00/319268517.jpg&quot; id=&quot;media-9852&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;sodeci.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Les bloggeurs spécialistes de NTIC, des médias et autres moyens de communication moderne m'en voudront certainement, mais je souhaite ici pointer du doigt une situation qui pourrait devenir un problème si les gouvernements africains ne font pas attention.&lt;br /&gt;Nous assistons ces dernières 10 années à un véritable boom des télécoms dans notre pays. D'abord l'arrivée des opérateurs de téléphonie cellulaires, puis les fournisseurs d'accès internet. Le gouvernement octroie à prix d'or (et encore...) les licences d'exploitation et les populations se prennent au jeu de l'ère “moderne”, du SMS et des e-mails.&lt;br /&gt;Le secteur des télécommunications est donc devenu et reste l'une des branches les plus dynamiques de l'Economie, avec des infrastructures -le mot est lâché- qui ne cessent de se développer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'ombre de ce fulgurant essort, il est des secteurs tout aussi importants, certes moins “ludiques”, moins dans l'ère ou l'air du temps, qui sont laissés pour compte. J'ai nommé l'eau et l'electricité. Ces deux secteurs appartiennent également aux industries de réseaux, sans toutefois polariser l'intérêt général sur leur criticité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://poukoi.ivoire-blog.com/media/00/00/413293082.gif&quot; id=&quot;media-9850&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ciprel.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière générale, les fournitures en eau et électricité ne se sont pas véritablement améliorées ces dernières années. Pénuries d'eau par-ci, avaries électriques par là, elles se sont parfois même dégradées. La faiblesse des investissements faits dans le domaine, pour maintenir l'existant mais aussi étendre et perfectionner ces réseaux, constitue une raison majeure de cette situation. A ce rythme, la Côte d'Ivoire, qui au passage fournit également ses pays limitrophes, risque gros. La Compagnie Ivoirienne d'Electricité ne s'affiche pas vraiment en moteur du secteur électrique ivoirien. La Société de Distribution d'Eau de Côte d'Ivoire ne fait pas forcément mieux. Ces deux entreprises, qui ont comme point commun leur &quot;illustre&quot; propriétaire, semblent se cacher derrière les contrats de gré à gré signés avec l'Etat; contrats qui leur accordent, dans des conditions plus qu'avantageuses, des privilèges de quasi monopole. Les ministères ne semblent pas non plus forcément faire leur travail. Récemment, on nous a annoncé la création d'une nouvelle centrale élecrique, financée par le Lybie. C'est un pas supplémentaire vers la libéralisation du secteur électrique, mais c'est encore largement insuffisant en terme de politique de la concurrence. Je persiste à penser que l'Etat doit être propriétaire ET exploitant de son réseau et que les autres entreprises, comme la CIE, CIPREL, AZITO etc.. sont des producteurs, rien de plus. Cette concurrence, qui actuellement tient plus d'un cartel, sera alors véritablement bénéfique aux ivoiriens et moins coûteuse pour l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette profonde implication de l'Etat implique:&lt;br /&gt;- une revue en profondeur de la législation en vigueur&lt;br /&gt;- une restructuration complète et cette fois-ci cohérente des entreprises d'Etat chargées des secteurs électrique et de l'eau (à titre d'exemple, le distingo BNEDT et SOPIE est très difficile à faire. Ce sont pourtant deux sociétés d'état)&lt;br /&gt;- la création d'une véritable entreprise de l'électricité et de l'eau&lt;br /&gt;- la reprise en main de la régulation des réseaux (par exemple du dispatching pour ce qui est de l'énergie électrique)&lt;br /&gt;- le recrutement et la formation d'un personnel qualifié afin de gérer au mieux les moyens de distribution et assurer l'extension intelligente des réseaaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car pour l'instant, le jeu de la concurrence n'existe pas. Certains grands groupes s'enrichissent odieusement, tandis que nos populations boivent le calice jusqu'à la lie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Photos:&lt;br /&gt;[1] Immeuble de la SODECI, Abidjan&lt;br /&gt;[2] Compagnie Ivoirienne de Production d'Electricité&lt;/em&gt;
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                <title>Le CFA et les comptes d'opérations</title>
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                <author>noreply@ivoire-blog.com (goldbach)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 22:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://poukoi.ivoire-blog.com/media/02/01/ad4c4953d98948c64679f4b1cf3bb7a5.jpg&quot; id=&quot;media-5440&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3cd782fffe134dec626025a87bc8984e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tous les traités, accords, conventions ou contrats existant entre la France et ses anciennes colonies, il en est un que je souhaiterais vous exposer aujourd'hui. Pendant longtemps caché derrières des relations qui ne « prennent pas leur temps », dissimulé par un silence imposé et accepté, la Côte d'Ivoire et d'autres nations amies subissent depuis une trentaine d'années le joug d'une servitude financière qui, à l'aune d'une Afrique qui ne veut plus tout accorder, est de plus en plus contestée. Je nomme les comptes d'opérations et le franc CFA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principes de coopération monétaire entre le France et les pays de la zone CFA ont été énoncés dans l'accord de coopération entre la république française et les pays membres de l'Union monétaire Ouest Africaine à la fin de l'anné 1973. Cette accord prévoit, comme le définit elle même la Banque de France:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La convertibilité garantie par le Trésor français:&lt;/strong&gt; pour résumer, toute personne détentrice du franc CFA doit être en mesure de l'échanger librement contre d'autres devises.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La fixité des parités:&lt;/strong&gt; Les monnaies de la Zone CFA sont convertibles entre elles, à des parités fixes, sans limitations.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La libre transférabilité:&lt;/strong&gt; transferts libres à l'intérieur de la zone CFA (transactions courantes ou mouvements de capitaux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, rien de particulièrement dérangeant. Là où tout commence à changer c'est avec le quatrième et dernier principe fort de cet accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La centralisation des réserves de change:&lt;/strong&gt; en contre partie de la convertibilité illimitée garantie par la France, les banques centrales africaines s'engagent à déposer &lt;strong&gt;au moins 65%&lt;/strong&gt; de leurs réserves de change auprès du Trésor français, sur des comptes portant le doux nom de de « Comptes d'opérations ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez-vous! 65% des avoirs extérieurs de nos pays déposés chaque année dans un compte logé à l'étranger... Notons que le pourcentage initial était de 100%, il a été revu à la baisse...les 35% restant étant prévus pour le remboursement de la dette.&lt;br /&gt;A la fin des années 80, alors que le cours des matières premières connait sa « descente aux enfers », la zone CFA continue à verser avec discipline 65% de ses avoirs au Trésor français. Résultat: les africains s'appauvrissent et demandent de l'aide. Une aide que leur prête volontiers la France qui puise dans...les comptes d'opérations. Le comble de l'Afrique mendiante et riche en milliards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://poukoi.ivoire-blog.com/media/01/00/db12214525cb7ceccf887d38c56f4aa0.jpg&quot; id=&quot;media-5441&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;db12214525cb7ceccf887d38c56f4aa0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'accord prévoit en outre que la France peut décider un ajustement de la valeur du franc, lorsque les avoirs extérieurs ne suffisent pas à alimenter les comptes d'opérations. C'est ce que nous, jeune génération, avons connu dans les années 90, sous le fameux nom de « dévaluation ». Du simple au double: 1 franc qui valait 50 francs en valait désormais 100. Rappelez vous le début de cette note, nous parlions de « coopération monétaire ». Belle forme de coopération. La France achète pour deux fois moins cher, la Côte d'Ivoire elle doit s'arranger pour exporter deux fois plus pour garantir le même chiffre d'affaire. N'oublions pas que les salaires eux n'ont pas doublé en 1994, avec pour conséquence une chute du pouvoir d'achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre effet pervers de cette monnaie est que le franc CFA n'a pas autant de valeur en réalité. Il est surévalué, notamment par rapport aux autres devises d'Afrique. Dès lors -et nous assistons à une situation similaire aujourd'hui avec la zone Euro, après la chute du dollar- nos produits sont peu compétitifs (entendez trop coûteux) pour ces pays. Nous n'exportons donc rien en Afrique! Notre principal marché est l'Europe. Belle coopération en effet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions passer des heures à mettre en cause la nature des comptes d'opérations et à critiquer les mécanismes de spoliation cacique mais « légale » d'une Afrique qui porte encore les cyniques falbalas d'un accord signant d'entrée de jeu son asservissement financier. Nous ne pouvons pas construire d'écoles, d'autoroutes, d'hôpitaux, mais nous pouvons déposer 65% d'un argent gagné à la sueur de notre front dans un compte de la rue Croix des petits Champs, dans le 1er arrondissement de Paris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour combien de temps encore? C'est à nous de faire le choix. Evidemment nous courrons le risque d'une monnaie moins stable, mais forts de cette liberté nous saurons faire face à l'épreuve. La contrainte est créatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sources:&lt;br /&gt;Banque de France: Notice explicative n°106&lt;br /&gt;Wikipedia: &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le franc CFA&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;www.izf.net/affiche_oscar.php?num_page=2064&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mécanismes monétaires de la Zone Franc CFA &lt;/a&gt;
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