26.05.2008
Quelle Chine pour la Côte d'Ivoire?
"La Chine envisage de lancer une enquête sur la qualité des bâtiments de l'Ecole secondaire de Beichuan, dont 1 300 élèves et enseignants sont morts ou disparus à la suite du séisme dévastateur, a dit un officiel local. Les travaux de l'école, qui comptait 2 900 élèves et enseigants, ont été terminés en 1998, après cinq ans de construction. Pourtant, cette école s'est effondrée en quelques secondes lors du séisme."
Source: Agence de presse Xinhua
Il serait lâche de ma part de vouloir tirer des conclusions hâtives sur cette enquête qui n'en est qu'une parmi bien d'autres après les drames du séisme.
Mais rappelons-nous que l'un des plus gros opérateurs du bâtiment, actuellement en Afrique, sont des entreprises chinoises du même type. L'hôtel des députés à Yakro? Il s'effrite déjà...
Alors, attention à ne pas verser dans le moins cher, car à terme, cela pourrait nous coûter beaucoup plus.
La solution? Une fois de plus, un oeil attentif et expert lors des choix de nos partenaires. Juger la qualité technique avant d'entamer les aspects commerciaux et mettre la transparence dans nos démarches.
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18.01.2008
De la difficulté d'être reporter photographe
Cette note est volontairement non illustrée.
Quand je vois ces photos terribles des combats et répressions au Kenya, je m'interroge parfois sur la difficulté d'être témoin, le plus souvent passif, de ce désolant spectacle.
Pour ceux qui ont vu le 20h sur France2 aujourd'hui, on a pu découvrir la photo d'un enfant dans un bidonville au Kenya, terrorisé par le policier ou militaire qui était sur le point de perquisitionner sa maison et qui levait sur lui une matraque menaçante. Je me dis que cet innoncent gamin de 5 ans va être passé à tabac dans les instants qui suivent. Terrible, triste.
Le pire c'est la photo qui en est faite. Immortaliser cet instant de terreur et rendre le monde témoin de cette scène.
D'accord pour ouvrir les yeux de la planète sur les horreurs dont l'Homme se rend coupable. D'accord pour inciter, par ces terribles prises de vue, l'opinion à intervenir (si tant est-il qu'elle se sente concernée).
Mais le photographe n'a t-il lui même pas envie de faire justice, de protéger cet enfant, d'emmener ce blessé à l'hôpital, d'aider cette mère enceinte à prendre la fuite?
Probablement peut-on ici parler, comme un ami s'amuse à l'évoquer, de discernement des vocations. Mais l'humain en nous doit être sacrément remué à la vision d'une telle sauvagerie.
Reporters photographes, faites nous part de vos expériences.
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